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Grâce au Fort de Souville,
Le Fort de Souville, construit entre 1875 et 1877 puis renforcé en 1888 et 1889, fait partie du premier projet de la ceinture Séré de Rivières de fortifications de la place de Verdun. Il participe à la dernière ligne de fortifications en avant de Verdun placée sur les hauteurs de la rive droite des côtes de Meuse. Le nom de Souville vient du nom d’un village du Loiret dont la famille du capitaine Gustave de la Taille, officier du Génie et architecte du Fort, est originaire. Plus qu’un simple fort, Souville correspond à un véritable massif fortifié comportant plusieurs éléments, le Fort proprement dit, une garnison organique constituée de 2 compagnies d’infanterie et 2 sections d’artillerie et d’un abri-caverne pour 300 hommes, une tourelle à éclipse pour deux canons de 155 située à 150 m à l’Ouest du Fort, une batterie de forteresse terrassée de 155, située à 100 m de la tourelle à éclipse, tout un réseau de communication par boyaux. Au cours de la Bataille de Verdun, toutes les structures externes au Fort se trouvent très endommagées par les tirs d’artillerie allemands. La tourelle à éclipse est rendue inutilisable après 11 jours d’utilisation suite à l’éclatement d’un des deux tubes, du 24 février au 6 mars 1916, après avoir tiré 600 obus. En mai et juin le Fort essuie ses plus gros bombardements,, essentiellement de 380 et de 420, ruinant toutes les parties non renforcées. Ses défenseurs n’ont plus que les trous d’obus pour se protéger par la suite. Le Fort de Souville se situant à vue directe de Verdun et de ses ponts sur la Meuse est essentiel pour la défense française. De juin à septembre 1916, il subit successivement trois attaques allemandes manquant de peu de prendre le Fort. Le 23 juin, tout d’abord, le Fort domine toute la zone d’attaque et l’artillerie française l’utilise comme observatoire essentiel et parvient à stopper l’attaque ennemie. Les 11 puis le 12 juillet, ensuite, le Fort est pratiquement atteint par les troupes allemandes mais les 7e RI et 25e BCP contre-attaquent et parviennent à le repousser. C’est donc grâce à cette résistance acharnée sur le Fort de Souville, comme sur l’ouvrage de Froideterre, que Verdun fut sauvé et que les grandes contre-attaques françaises d’octobre pourront être lancées à partir du Fort. A l’issue de la Bataille de Verdun, d’importants travaux de remise en état sont entrepris. Des abris sous roc protégés sont mis en place. Un tunnel de 140 m reliant le Fort à la tourelle de 155 est créé. En 1917, trois casemates Pamart ayant un blindage de 14 cm d’épaisseur et dotées chacune de 2 mitrailleuses sont installées pour assurer sa défense rapprochée. Il fut si valeureux, |










































