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Terre d'accueil > Terre d'histoire : Sites historiques > L'ouvrage de Froideterre
  • L'ouvrage de Froideterre
  • L’ouvrage à Froideterre,
    pourtant si bien armé,
    était intermédiaire
    sur la ligne placée
    tout à fait à l’arrière,
    au contact de Verdun
    qui eut connu la guerre
    en sa ville à la fin
    si lui, pendant la guerre,
    était tombé aux mains
    alors des sanguinaires
    redoutables Prussiens…


    L’ouvrage intermédiaire de Froideterre est l’élément clé du camp retranché de Verdun. En effet, placé sur la côte de Froideterre, à 345 m d’altitude, il verrouille la partie Nord du champ de bataille entre la vallée de la Meuse et les hauteurs de Douaumont.

    Sa construction s’est déroulée de 1887 à 1888 puis s’est complétée de 1902 à 1905.

    Particulièrement bien doté en pièces d’artillerie, il pouvait flanquer les ouvrages voisins de Thiaumont et Charny et assurer sa défense rapprochée tout en soutenant des unités de combat. Il disposait notamment :

    • d’une casemate de Bourges avec deux canons de 75 ;
    • d’une tourelle à éclipse avec deux canons de 75 ;
    • d’une tourelle à éclipse de mitrailleuses avec abri de rempart ;
    • d’une tourelle à éclipse de mitrailleuses avec observatoire cuirassé :
    • de deux guérites blindées
    l’ouvrage était entouré d’un fossé, d’un mur de contrescarpe de 3 m de haut et d’un réseau de fil de fer de 20 m de large et disposait d’une caserne en béton armé sur maçonnerie de 60 m sur 16 m pour 142 hommes couchés et 200 hommes assis.

    Son action était complétée par des troupes d’infanterie de position chargées de défendre les intervalles. Des parapets bétonnés et abris de combat avec des voûtes de béton armé protégeaient efficacement les Poilus des feux d’artillerie. Leur rôle s’est avéré déterminant au cours du combat acharné de juin 1916. Tout comme tous les locaux logistiques protégés et disposés non loin de l’ouvrage.

    Ceux-ci servaient de refuges pour les unités chargées de défendre la crête. L’abri-caverne des quatre cheminées, placé sous 8 m de marne et de roc et qui faillit tomber aux mains de l’ennemi le 23 juin 1916, en est le plus célèbre, tout comme le ravin des Vignes, face à lui, qui était sillonné de multiples boyaux de communication battus par les feux de l’artillerie ennemie.

    La résistance française sur Froideterre au cours de l’été 1916 a marqué un tournant dans le cours de la bataille de Verdun, car elle a permis de donner un coup d’arrêt à l’avance ennemie sur les hauteurs de la rive droite de la Meuse en direction de Verdun.

    En octobre Froideterre sert de base de départ pour la grande offensive du général Mangin qui le repousse de plusieurs kilomètres…

    Bien qu’il en fut meurtri,
    le cours de la Bataille
    lui a très bien souri,
    même si ses entrailles
    se trouvèrent percées
    par l’effet d’un obus
    ayant su exploser
    ailleurs qu’au tout dessus
    de sa superstructure
    se trouvant décharnée
    au fil de ses blessures
    jamais cicatrisées…

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