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Avec le Fort de Vaux,
Le Fort de Vaux fut construit de 1881 à 1884 puis fit l’objet d’importants travaux de renforcement en 1888, 1904 et 1912. Situé au Sud du village de Vaux, il occupe une place importante dans le système de défense conçu par le général Séré de Rivières entre les Forts de Douaumont au Nord-Ouest et de Tavannes au Sud. C’est également le Fort qui se trouve le plus à l’Est du dispositif de défense français, juste devant la plaine de la Woëvre. Doté, avant l’attaque du mois de juin 1916, de fossés, de murs d’escarpes et de contrescarpes et d’un important réseau de fil de fer avec piquets bétonnés de 30 m de large, tout cet ensemble de défenses extérieures se trouve totalement détruit par le pilonnage des tirs d’artillerie qu’il reçoit pendant la phase précédant l’assaut allemand. Même le fossé se retrouve en partie comblé par les éboulements des escarpes et contrescarpes. Cependant le Fort lui-même fait preuve d’une assez bonne résistance selon l’épaisseur des couches de matériaux qui recouvrent ses différentes parties. Ses locaux d’habitation, avec leur voûte en maçonnerie de 1m, leur couche de sable de 1 m et leur couche de béton de2,50m, se révèlent plus résistants que les couloirs communiquant avec les casemates de Bourges, la tourelle de 75 ou les tourelles de mitrailleuses, seulement recouverts d’une dalle de 1,75m. Les locaux d’hébergement comprenaient 7 casemates pouvant héberger 152 hommes couchés. Par ailleurs, les 2 casemates de Bourges, les abris et différents couloirs bétonnés pouvaient recevoir 160 hommes assis. Lors de la fameuse attaque du Fort par la 50e division allemande, le 2 juin 1916, le Fort contenait environ 600 hommes au total dont la moitié parviendra à quitter le Fort avant la chute finale du Fort. La défense héroïque dans les galeries du Fort, du 2 au 7 juin 1916, des hommes du Commandant Raynal, fait partie des plus glorieux faits d’armes de la Bataille de Verdun. En effet, à court d’eau potable depuis plusieurs jours, à la suite de fissures survenues aux citernes à cause des bombardements incessants, ces hommes sont allés jusqu’au bout de leurs forces. Ils se sont défendus avec un tel acharnement à l’intérieur même des galeries du Fort que les troupes allemandes, admiratives de leur courage leur ont rendus les honneurs militaires à leur sortie du Fort après qu’ils se soient rendus. Cette reconnaissance par l’ennemi de leur vaillance a sans doute largement contribué à donner au Poilu de Verdun son image légendaire. Le Fort de Vaux est repris par les Français le 3 novembre au cours de l’offensive menée par le général Mangin. A partir d’avril 1917, il est réarmé par les Français. Le petit Fort de Vaux |










































