|
Premier des monuments La tranchée des baïonnettes est un monument érigé à l’endroit même où ont été ensevelis, dans une ancienne tranchée, les soldats d’un détachement du 137e régiment d’infanterie tombés lors de l’assaut allemand du 12 juin 1916. Ce détachement, commandé par les lieutenants Polimann et Foucher, se retrouve isolé et résiste pendant 24 heures avant de se rendre. A l’issue de ce combat acharné, les Allemands, s’étant emparés du lieu, ramassent les dépouilles des morts français et les regroupent dans cette tranchée qu’ils recouvrent de terre avant d’y planter verticalement les fusils des morts pour marquer l’emplacement de cette sépulture improvisée, comme cela se pratiquait couramment. A la découverte du lieu, à la fin de la guerre, une légende naît, indiquant que ces Poilus seraient morts debout, ensevelis par les retombées soudaines de terre d’une violente explosion, toute proche… En 1919, un riche banquier américain, George T. Rand, en visite sur les champs de Bataille de Verdun désire glorifier cet émouvant fait de guerre. Il finance alors la construction de cet imposant monument, imaginé par l’architecte André Ventre et inauguré le 8 décembre 1920 par le Président de la République Alexandre Millerand. Ce monument très massif, tout en béton, fait penser à un énorme sarcophage ou monolithe breton renvoyant aux origines bretonnes des soldats du 137e RI. Sa porte d’entrée, sculptée en bronze, est l’œuvre d’Edgard Brandt. A l’intérieur, la section de la tranchée, maintenue en l’état, sert de sépulture aux 7 soldats inconnus qui y ont été replacés alors que les dépouilles de leurs camarades identifiés ont été déposées dans la nécropole nationale de Douaumont. Des soldats morts debout |









































