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Terre d'accueil > Terre d'histoire : Histoire de la guerre 14/18 > L'histoire Generale, les annees de guerre
L'HISTOIRE DE
LA GRANDE GUERRE




Introduction

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HISTOIRE GENERALE

Avant la guerre
Les années de guerre
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HISTOIRE DE VERDUN

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BILAN DE LA GUERRE DE 1914-1918

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Conclusion
  • L'histoire Générale,
    les années de guerre
  • L’année 1914

    Cette première année
    de guerre en mouvement,
    la Mort s’est régalée
    de tant de combattants
    qu’elle en eut la nausée,
    tout autant qu’à l’arrière
    l’avaient ces messagers
    l’annonçant à leurs mères…

    Le 4 août 1914, les troupes allemandes pénètrent au Luxembourg puis en Belgique.

    Trois jours plus tard, le 7 août, la 1ère armée française pénètre par le sud en Alsace et parvient à entrer à Mulhouse le 8, mais une contre-attaque allemande avorte ce succès deux jours plus tard.

    Les 19 et 20 août 1914, les 1ère et 2e armées françaises attaquent en Moselle dans la région de Sarrebourg et de Morhange. Cette offensive se solde par un cuisant échec pour l’armée française qui enregistre ses premières lourdes pertes et doit se replier.

    Plus au Nord, les troupes allemandes sont entrées à Bruxelles le même jour. Les 3eet 4e armées se replient derrière la Meuse.

    Le 23 août, la 5e armée doit aussi se replier au cours de la Bataille de Charleroi qui dura trois jours terriblement meurtriers.

    La poussée Allemande, conforme au plan Schlieffen, oblige les troupes Françaises et Britanniques à se replier rapidement, mais sans débandade, jusqu’à la Marne.

    L’attaque de Paris paraissant inévitable, le Gouvernement français part s’installer à Bordeaux, entre le 29 août et le 2 septembre, en laissant la Capitale aux ordres de son Gouverneur militaire, le général Gallieni.

    Le 4 septembre, les Allemands entrent à Reims. C’est alors que le surlendemain, le 6 août 1914, l’armée française stoppe sa longue retraite qui a duré 15 jours pour repartir à l’assaut des envahisseurs allemands.

    C’est le début de la 1ère Bataille de la Marne, se soldant par une formidable victoire française, démontrant l’extraordinaire vaillance et détermination des Poilus, malgré la violence extrême des combats qui vont se dérouler sur près de 300 km de front, s’étendant de Senlis à Verdun et durant jusqu’au 9 septembre, forçant les Allemands à reculer et à se fixer sur une ligne allant des Ardennes à l’Argonne.

    Cette Bataille, d’une ampleur jusque-là inégalée, marque véritablement un tournant entre la guerre ancienne et la guerre moderne qui devient à la fois totale et industrielle. Elle marque aussi l’importance du lourd tribut humain qui l’accompagne. En effet, en ces deux mois de guerre, d’août et de septembre 1914, la France compte plus de 250 000 morts, soit plus encore que connaîtra la terrible Bataille de Verdun pendant près d’une année.

    Au cours de la progression allemande depuis la Belgique, les troupes de von Moltke se livrent, sur son ordre, à de nombreuses exactions sur les populations belges et françaises, se manifestant notamment par l’exécution de certains maires. Cette cruauté, relayée dans tout le pays, participe forcément à la montée de la haine pour le « Boche ! » qui explique l’acharnement des Poilus dans toutes les Batailles qui se vont se succèder tout au long de la guerre.

    Jusqu’en décembre 1914, les troupes organisent leurs positions de part et d’autre de la ligne de front, qui se matérialise par un no man’s land plus ou moins large selon les endroits, tout en essuyant régulièrement des tirs d’artillerie ou d’armes à tir tendu d’infanterie.

    A Noël 1914, tous les combattants sont épuisés et choqués par ces cinq mois ininterrompus de souffrances infernales dans ces combats meurtriers et aux conditions de vie particulièrement pénibles. Se faisant face dans leurs tranchées à proximité de la ville d’Ypres, en Belgique, quelques unités allemandes et britanniques vivent une trêve de Noël improvisée, faite de gestes et de rencontres de fraternisation au milieu du no man’s land. Celle-ci va durer près d’une semaine, jusqu’à ce que les autorités militaires, l’apprenant, y mettent fin.


    L’année 1915

    Cette année, en final,
    fut surtout très utile
    à la guerre totale
    s’invitant dans les villes
    dont les usines entament,
    pour la chair à canons
    l’exploitation des femmes
    par les mêmes patrons…

    L’année 1915, est marquée par l’entrée des belligérants dans ce que l’on appelle la guerre totale.

    En effet, la totalité des ressources des pays en guerre se trouve mobilisée pour le conflit armé, que ce soit :

    • au plan humain, pour accroître, au maximum, les effectifs combattants ou pour faire travailler les femmes dans les usines d’armement ;

    • au plan industriel et technologique, pour produire de grandes quantités d’armement ou innover en recherchant de nouveaux types d’armes ;

    • au plan économique et financier ;

    • au plan militaire où de nouvelles techniques de combat sont expérimentées puis mises en œuvre sur les théâtres d’opération ;

    • ou encore au plan politique où l’union nationale est décrétée ;

    • et diplomatique où de nouvelles alliances sont recherchées pour accroître le rapport de forces de chaque bloc. C’est pourquoi certaines visées expansionnistes sont acceptées par leurs partenaires sur le dos de pays alliés au camp opposé, comme ce fut le cas pour l’annexion de Constantinople par la Russie, que le Royaume-Uni et la France ont respectivement accordée en mars et en avril.

    L’Allemagne invente le bombardement aérien des villes dès le 19 janvier 1915 sur Londres en se servant d’un dirigeable Zeppelin. Elle le fera tout au long de la guerre pour démoraliser surtout les populations citadines, comme à Paris le 21 mars 1915.

    Sur le front de l’Est, les Russes remportent une première victoire dans les Carpates le 21 janvier. Celle-ci est suivie, le 24, en mer du Nord, d’un autre revers allemand dans un combat naval face à la flotte britannique.

    En février, les Anglais équipent, les premiers, une escadrille d’avions de chasse avec des mitrailleuses.

    Le 16 février 1915, les armées françaises et britanniques lancent assauts sur assauts en Artois et en Champagne. Les Allemands ripostent en bombardant la ville de Reims. La Bataille de Champagne qui envisageait de bousculer des lignes ennemies par l’armée française échoue et se termine le 16 mars 1915.

    Le 22 avril, les Allemands utilisent, pour la première fois, l’arme chimique avec le gaz moutarde, un gaz asphyxiant, à Ypres et Strenstraate en Belgique. L’effet est terrible, en particulier pour le moral des combattants.

    Le 23 mai 1915, l’Italie entre en guerre aux côtés de la France et du Royaume-Uni à la suite du pacte de Londres signé le 26 avril et d’une campagne ardente des « interventionnistes » en Italie, dont faisait partie l’écrivain Gabriele d’Annunzio.

    A la fin de l’année 1915, les deux camps opposés possèdent une organisation et un équipement militaires assez équivalents, contrairement, peut-être, au début du conflit surtout en ce qui concerne les choix des moyens d’artillerie. En effet, la France, ayant privilégié l’offensive disposait d’une artillerie plus légère et donc plus mobile, basée sur le canon de 75. Alors que l’Allemagne s’était dotée plutôt d’une artillerie plus lourde et à plus longue portée, beaucoup mieux adaptée au combat défensif.

    Tout au long de l’année 1915, on assiste, de part et d’autre de Verdun, à une nouvelle forme de guerre que l’on appellera la guerre des mines, consistant à creuser des galeries jusque sous les positions ennemies et à les faire exploser. Les hauteurs de Vauquois et des Eparges en seront les théâtres les plus célèbres et aussi les plus meurtriers.


    L’année 1916

    Cette année, tout d’abord,
    fut celle de Verdun
    où, grâce à tous ses morts
    voulus par le Destin,
    la Mémoire aujourd’hui
    donne aux Vivants, émus,
    l’idée des trois cent nuits
    et jours de ces Poilus…

    La troisième année de la Grande Guerre reste essentiellement centrée sur Verdun. En effet, après un an et demi de guerre, l’état-major allemand décide de totalement user l’armée française, déjà lourdement éprouvée.

    Son choix se porte sur le secteur fortifié de Verdun dont la prise aurait un impact fort sur le moral des opinions publiques des deux pays.

    L’attaque débute le 21 février par une puissante préparation d’artillerie sur la ligne de Front précédant une grande offensive menée par trois corps d’armée sur une largeur de seulement 16 km, défendue par deux divisions françaises.

    Le rapport de force étant inégal, la première ligne française est rapidement enfoncée, malgré l’extrême acharnement de ses Poilus.

    Puis, sous la houlette du général Pétain, commandant alors la 2e armée, la riposte s’organise. D’abord pour repousser l’ennemi et refermer le dispositif de défense de la zone.

    A cette fin, un axe logistique reliant Bar-le-Duc à Verdun est mis en œuvre. Constamment emprunté dans les deux sens, il permet de considérablement renforcer le Front en hommes, en matériels et en munitions, grâce à une colonne continue de 6 000 camions. Cet axe sera baptisé par la suite du nom de « Voie Sacrée ».

    Les attaques ne cessent pas de se succéder pendant les mois qui suivent sur les hauteurs de la rive droite de la Meuse mais aussi, à partir du 6 mars, sur celle de la rive gauche, au Mort-Homme.

    Afin que ses troupes ne soient pas laminées, le général Pétain obtient la mise en place du « tourniquet », faisant en sorte que la totalité des unités de l’armée française soit engagée sur le secteur de Verdun.

    A partir du 1er juillet 1916, les alliés décident de lancer une grande offensive sur la Somme. Cette attaque a pour effet de réduire l’effort allemand sur le front de Verdun. Cependant, cette tentative se solde par de très lourdes pertes, notamment dans l’armée britannique !


    L’année 1917

    Cette année, décriée
    souvent par le Pouvoir,
    a servie à cacher
    le profond désespoir
    de ces pauvres Poilus
    désignés à la hâte
    pour que l’exemple ait tu
    leurs voix qui se débattent…

    La quatrième année civile de guerre se voit marquée à la fois par une certaine lassitude devant cette guerre qui n’en finit pas et par un sérieux espoir d’en finir par l’entrée en guerre des Etats-Unis, en avril 1917, aux côtés de la France et du Royaume-Uni.

    Après l’enfer de Verdun et surtout l’échec sanglant de l’offensive du général en chef des armées Nivelle sur le Chemin des Dames en Picardie en avril 1917, le général Pétain qui le remplace le 15 mai 1917 hésite, avec son état-major, à lancer de nouvelles offensives tant que ses troupes ne possèdent pas une réelle supériorité, dans le secteur concerné, sur les Allemands. La perspective de l’arrivée des Américains et de leur matériel, notamment de leurs chars, le renforce dans cette idée.

    D’autant qu’il se trouve confronté à une montée de mécontentements, voire de rébellions, au sein même des unités, principalement en mai et juin 1917. Celles-ci, encore appelées « mutineries » sont rapidement réprimées, tout en étant accompagnées d’améliorations notables des conditions de vie des Poilus, touchant principalement à leurs cantonnements, à leurs repas et à leur régime de permissions.

    Les troupes américaines n’entrent sur le sol français qu’à compter du mois d’octobre 1917, à l’issue d’une longue phase de recrutement et de préparation au combat des volontaires. Ce recrutement a notamment pu s’opérer grâce à la fameuse affiche représentant l’Oncle Sam pointant son index vers le futur candidat en lui disant : « I want you for US Army ». S’élevant à 1,2 millions d’hommes fin 1917, elles parviendront au nombre de 2 millions en novembre, soit 31 % des effectifs des armées alliées rassemblées.

    Le 24 octobre 1917, la Bataille de Caporetto, en Italie est un véritable désastre où plus de 600 000 soldats italiens épuisés désertent ou se rendent aux forces autro-allemandes suite à leur offensive. Cette défaite entraîne la France et le Royaume-Uni à envoyer des renforts en Italie et surtout à créer le Conseil suprême de guerre, chargé de coordonner les actions de guerre alliées.


    L’année 1918

    Cette année, décisive
    grâce aux Américains
    et à leurs offensives,
    a poussé le Destin
    à retrouver le cours
    du jour et de la nuit
    paisibles excepté pour
    les villages détruits…

    A compter du 8 août 1918, les forces alliées lancent deux grandes offensives victorieuses.

    La première, en Picardie, est réalisée par les soldats canadiens soutenus par les troupes françaises, australiennes et britanniques.

    La seconde, en Meuse et plus particulièrement en Argonne, est conduite par les Américains et les Français.

    Les lignes allemandes sont enfoncées de toutes parts, ayant pour effet de faire des milliers de prisonniers de guerre allemands dont la plupart décident de se rendre sans combattre.

    L’engagement des premiers chars d’assaut, notamment français s’avère décisif, car ils permettent d’enfoncer les lignes ennemies en s’accompagnant de moindres pertes.

    Le 3 novembre 1918, les marins de la flotte de guerre allemande se mutinent dans le port de Kiel et entraînent les ouvriers de la ville. Un esprit révolutionnaire gagne plusieurs villes

    allemandes pendant que les alliés de l’Allemagne signent des armistices séparés.

    Le 9 novembre, la contagion révolutionnaire gagne Berlin… L’Allemagne est au bord de la guerre civile. L’empereur Guillaume II décide d’abdiquer et part en exil.

    Le 11 novembre 1918, à 5h15 du matin, l’armistice est signé dans le wagon spécial du généralissime Foch, au carrefour de Rethondes, au centre de la forêt de Compiègne.

    Le même jour, à 11h11, tous les clairons sortent des tranchées en sonnant le « Cessez le Feu » et toutes les cloches du pays sonnent, à la volée, l’annonce de la fin de la guerre.

    L’armistice, conclu pour 36 jours seulement, est systématiquement renouvelé jusqu’à la signature du traité de paix du 28 juin 1919.

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