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Terre d'accueil > Terre d'histoire : Histoire de la guerre 14/18 > L'histoire Generale, avant la guerre
L'HISTOIRE DE
LA GRANDE GUERRE




Introduction

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HISTOIRE GENERALE

Avant la guerre
Les années de guerre
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HISTOIRE DE VERDUN

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BILAN DE LA GUERRE DE 1914-1918

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Conclusion
  • L'histoire Générale,
    avant la guerre
  • Les causes de la guerre

    S’il faut l’assassinat
    d’un Duc dans les Balkans
    pour en arriver-là,
    c’est que les Gouvernants
    en place avant la guerre
    avaient, dans leur pays,
    bien su comment y faire
    pour en cacher le prix !

    La Première Guerre Mondiale est encore appelée Grande Guerre tant pour la dimension hors normes des moyens humains et matériels engagés et perdus que pour son extension planétaire.

    Elle a pour origine officielle un simple fait divers se déroulant le 28 juin 1914 à Sarajevo, dans les Balkans : l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, futur héritier du trône de l’Empire austro-hongrois, par un étudiant serbe.

    Avec le jeu des alliances conclues entre les pays d’Europe, cet attentat va déclencher une cascade de déclarations de guerre et de mobilisations générales…

    La première est celle de l’Allemagne à la Russie, le 1er août 1914. Le même jour, la France décrète la mobilisation générale.

    Le lendemain, 2 août, l’Allemagne envahit le Luxembourg, malgré sa neutralité, et adresse un ultimatum à la Belgique, également neutre, pour obtenir un droit de passage de ses troupes sur son sol.

    Le 3 août, elle déclare la guerre à la France puis à la Belgique.

    Le 6 août, l’Autriche-Hongrie, alliée à l’Allemagne, déclare, à son tour, la guerre à la Russie.

    Cette nouvelle déclaration de guerre à la Russie entraîne la France et la Grande-Bretagne à également déclarer la guerre à l’Autriche-Hongrie. Le 11 août pour la France et le 13 août pour la Grande-Bretagne.

    Cette cascade d’entrées en guerre s’étend tout au long de la durée du conflit, avec notamment celle du Japon dès août 1914, de l’Italie en 1915 et des Etats-Unis en 1917 aux côtés des pays de la Triple Entente dont fait partie la France ou encore celle de l’Empire ottoman, dès octobre 1914, aux côtés de la coalition de l’Allemagne et de l’Autriche-Hongrie. Si bien qu’en 1918, la plupart des pays du monde est concernée par le conflit, que ce soit par le jeu des alliances ou par leur appartenance à l’empire colonial de l’un des pays engagés dans la guerre.

    Mais les raisons du déclenchement du conflit entre ces puissances européennes sont plus profondes :
    Elles proviennent tout d’abord :

    • d’un nationalisme généralisé en Europe, exacerbé par des craintes sur les risques de poussées démographiques de pays voisins, comme celle des Allemands vis-à-vis des Russes ou des Français vis-à-vis des Allemands,

    • de l’existence de concurrences fortes au plan économique où l’Allemagne tend à dominer les autres Nations européennes sans pour autant réussir à développer son empire colonial sur des territoires déjà largement partagés entre la France et l’Angleterre.

    Elles puisent ensuite leur intensité dans un terreau historique fertile à l’antagonisme entre les peuples, comme l’esprit de revanche en France qui n’a cessé de grandir depuis l’annexion de l’Alsace et de la Moselle après la guerre de 1870-71. Ce qui explique, par exemple, le très faible taux de désertion français à la mobilisation avec moins de 1,5 %.

    Enfin, le sentiment d’arrogance prévalant dans certains milieux proches des hommes au pouvoir, comme celui des officiers allemands auprès de leur empereur Guillaume II, n’a pu que favoriser les volontés bellicistes dans les pays agresseurs.


    Les stratégies militaires initiales
    (allemandes et françaises)…

    Les grands chefs militaires,
    ayant fait des erreurs
    tout au long de la guerre,
    seraient aujourd’hui fiers
    de voir des avenues
    et rues portant leur nom
    alors que des Poilus
    sont sans croix ou sans nom !

    Du côté allemand :

    La grande crainte de l’état-major allemand est d’avoir à s’engager simultanément sur les deux Fronts Est et Ouest qui prendraient leur pays en tenaille.

    C’est pourquoi son général en chef, Helmut von Moltke, décide d’appliquer le plan Schlieffen, ayant pour objectif d’effectuer une guerre éclair sur le Front Ouest afin d’être rapidement en mesure de concentrer tout l’effort sur le Front Est.

    A cet effet, le plan prévoit de déboucher en force par le Luxembourg et la Belgique sur les plaines du Nord de la France pour déborder face au flanc gauche de l’armée française jusqu’à l’Est de Paris afin de refouler les troupes françaises vers le Jura et la Suisse, tout en laissant l’armée française s’enfoncer vers l’Est en Alsace et en Lorraine, de l’autre côté de ses fortifications.

    La réussite de ce plan repose sur sa rapidité d’exécution, prévue en six semaines, et l’obtention d’un droit de passage par la Belgique ou, à défaut, la violation de sa neutralité.

    Cependant, ce plan va échouer pour trois raisons :

    • premièrement, par la résistance acharnée belge qui va considérablement ralentir l’avancée des troupes allemandes ;
    • deuxièmement, par la décision de von Moltke de transférer une grande partie de ses forces de débordement vers celles de défense des provinces annexées ;
    • troisièmement, par les difficultés d’ordre logistique et de communication dues aux trop grandes élongations qui vont obliger son aile droite, commandée par le général von Klück, à couper par l’Est de Paris plutôt que de passer par l’Ouest.

    Du côté français :

    La stratégie du commandement français s’appuie en 1914 également sur un plan, le plan XVII, élaboré en 1913 par le Commandant en chef des armées du Nord et de l’Est Joffre, et prévoyant une offensive sur les frontières en Alsace et en Lorraine avec une simple couverture face à la Belgique en remplacement du plan précédant, résolument défensif et visant à engager toutes les forces en défense ferme de la frontière suisse à la mer du Nord.

    L’état-major croit, comme les Allemands, à la guerre éclair et au combat de mouvement, mais reposant encore sur des combats à l’ancienne, faits de charges impressionnantes de fantassins, baïonnettes au canon, et aux uniformes de couleur garance et surtout de fulgurantes charges de cavalerie… qui, malheureusement rencontreront un ennemi déjà équipé de mitrailleuses… Ce qui entraîne des pertes considérables inutiles.

    L’offensive allemande en Belgique, beaucoup plus massive que dans les hypothèses du plan XVII, prend de court l’état-major français et l’oblige désormais à ordonner la retraite, puis à s’adapter aux circonstances…

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